Le label Believe Digital veut se faire entendre à l'international

logo-les-echos131/10/08

La crise que traversent les majors du disque est en train de profiter à un label spécialisé dans la musique numérique, en passe de devenir grand. Le challenge de Believe Digital vient d’attirer un second financier à son capital. En misant 3 millions d’euros, Ventech a choisi de suivre la voie tracée par XAnge Private Equity. L’actionnaire historique de la start-up, qui a déjà misé 2 millions d’euros en novembre 2007, complète cette deuxième levée de fonds à 4 millions d’euros. Ces deux investisseurs misent sur le potentiel international de Believe Digital, qui renforce sa griffe en Allemagne avec le rachat de la société mTunes.

« Nous avons décidé d’accélérer notre internationalisation. Cette première acquisition nous permet de nous appuyer sur une équipe de 15 personnes pour couvrir le marché allemand », précise Denis Ladegaillerie, PDG fondateur de la société. « Nous sommes en train de recruter des directeurs artistiques seniors en France, mais aussi en Angleterre et aux Etats-Unis, où nous venons d’ouvrir des bureaux », ajoute-t-il.

Pour offrir des services plus performants, la société planche sur le développement de nouveaux outils qui permettront notamment aux artistes de contrôler leurs sorties d’album eux-mêmes. Le label numérique, qui a déjà fait entrer quelques vedettes dans l’ère numérique, telles que Barbara Hendricks, Umberto Tozzi, MC Solaar ou Bob Sinclar, est en passe de signer des contrats avec d’autres artistes reconnus. En assurant la promotion, le marketing et la distribution de leurs albums sur tous les supports numériques auprès des principaux services de musique en ligne (iTunes, Virgin Mega, FNAC Music, Napster, Amazon, SFR, Orange, etc.), Believe Digital peut aujourd’hui exiger une rémunération plus élevée. Résultat : l’éditeur de musique numérique anticipe une forte croissance de son chiffre d’affaires, qui devrait dépasser les 8 millions d’euros en 2008, avec un bénéfice net, contre 2,2 millions en 2007 avec une perte de 80.000 euros.

C.H.

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